10 août 1792
1) préparatifs :
Depuis 1789, la France est en crise, le bon roi louis XVI n'a pas l'esprit fort pour imposer sa volonté.
La fin de la monarchie est proche.
Depuis plusieurs mois un événement préparé par Danton et les Sans culottes est proche : la chute de roi. Dès le 30 juillet des colonnes de Marseillais et de Brestois arrivent dans Paris ; ils chantent une chanson que Paris surnomme ''la Marseillaise''.
La famille du roi est aux agués depuis début août.
Elle n'est sûre que de 950 gardes suisses ( arrivés le 7 de leur cantonnement ) commandés par le lieutenant colonel Maillardor secondé par les majors et frères Bachamn ainsi que de 300 chevaliers de St Louis et de serviteurs très peu armés. 2750 gardes nationaux sont présents. Le groupe est composé aussi de cannoniers, gendarmes, fantassins, très peu sûrs, commandés par le marquis de Mandat. Le commandant en chef est le maréchal de Mailly , 84 ans ! Ils ont seulement 11 canons.
Du coté du peuple nous avons sous les ordres de Santerre, 80 000 Sans culottes et de 20 000 gardes nationaux commandés par Westerman et fournier-L'hérithier. Les forbans auront en tout 50 canons.
Le 9 août, le tocsin retentit le roi veille mais vers quatre heures du matin, épuisé, il dort dans un fauteuil, ses gens font de même, seuls quelques factionnaires sont debout …
L'assaut :
Au matin, Danton fait avancer ces colonnes vers le château, il fait désarmer les soldats du Pont-Neuf, il attire le marquis de Mandat dans un piège et le tue.
Au château, Louis XVI hésite : demeurer ou partir ? Les frères Bachamn et Boscary de Villepaine le prient de rester mais Louis Roeder, Procureur Syndique du département le prie de se réfugier à l'Assemblée. Et Louis XVI dit : Marchons ! Et entouré de 200 Suisses et 300 gardes-nationaux entourés des officiers d'Etat Major qui forment un carré compact autour de ce grand personnage en veste violette, chapeau pris à un soldat, la perruque mal-coiffée du côté droit, une culotte (vêtement du genou au milieu du ventre) verte. Lors du chemin il est visé deux fois en joue mais son calme fait baisser les armes des agresseurs. Il arrive à l'Assemblée où on le met dans une loge de journaliste.
Au château, les troupes suisses sont prêtes à subir le commandant et leur major Durler. Il est 9h20, il reste donc 750 gardes-suisses, 100 gardes-nationaux et environ 300 gentilshommes et serviteurs toujours commandés par le Maréchal de Mailly. Une dispute éclate, les officiers suisses crient : «FEUER» Une salve part, cloue à terre 300 hommes morts/bléssés, il est 9h30, quelques instants plus tard : 120 hommes commandés par Durler chargent quelques milliers d'ennemis, sous la mitraille, les Suisses ne reculent pas et continuent à faire une hécatombe chez l'ennemi. Mais voilà des renforts emmenés par Westerman et Santerre qui amènent des troupes fraîches et de nouveaux canons, 200 de ces braves militaires se retirent sous le péristyle, ils font deux feux de files ( ils tirent de gauche à droite) et le reste est désorganisé, ils tuent 400 hommes du peuple qui s'engouffre dans le péristyle où on les massacre tous jusqu'au dernier. Ils s'engouffrent dans le palais par deux endroits et le peuple massacre les occupants. Le major Durler rassemble quelques tambours et 100 hommes. Ils foncent baïonettte au canon sous le feu nourri des Républicains (ils perdent 30 hommes, le peuple, une cinquantaine.). Arrivé à l'Assemblée, ils s'apprêtent à arrêter les députés qui tremblent de voir ces nouveaux soldats ; mais le roi ordonne au brave Durler de ne rien faire et dit de retourner dans leurs pays.
Au château les derniers combattants, du valet au marquis, ont succombé sous le nombre.
Le peuple continuera son horrible massacre dans tout Paris.ils tuent tout ce qui représente à leur yeux la monarchie. La ville est pleine du sang de malheureux.
Les Royalistes ont perdu un peu plus de 1000 hommes (et aussi 90 prisoniers). Le peuple a perdu 3500 bléssés et 1500 morts et de nombreux canons. A 17 heures la monarchie est détruite.
Valentin 4.2